Le content marketing en cinq axes PART V | Le contenu

Comment allier le meilleur de la création de contenu à une véritable stratégie marketing ? Dans ce cinquième et dernier épisode de notre série d’entretiens avec Jérôme Drugeon, le Business Development Manager de NewsMaster nous éclaire sur « le contenu » comme cinquième pilier d’une méthodologie dont il a accepté de nous dévoiler un aperçu inspirant.

 

Le content marketing nécessite un cadrage stratégique indispensable. « Il faut des ferments en bêton dès le début ». Pour mettre ces bases en place, Jérôme déploie pour ses clients une méthodologie en cinq axes entremêlés :

  1. Les objectifs ;
  2. La marque ;
  3. Les médias ;
  4. La cible/les personas ;
  5. Le contenu.

Avec le temps, les annonceurs ont su acquérir un minimum de maturité au niveau du contenu, des expériences ont été menées, « c’est toujours bien de recevoir, par exemple, le retour d’expérience de l’annonceur qui a créé un blog ou autre. À partir de cet échange sur le contenu, c’est intéressant de voir, dans le cadre de la ligne éditoriale que nous allons donner au contenu que nous allons créer, ce qui est pertinent pour la marque. »

Ce qui est disponible chez l’annonceur 

Prenons l’exemple d’Engie Electrabel, étant une marque crédible, leader et sérieuse, elle doit absolument réaliser un contenu crédible et sérieux, « on ne peut se permettre la moindre erreur », insiste Jérôme. Le processus de validation sera alors un peu plus long, « l’exploitation d’un sujet sera poussée au plus loin car si une marque est leader dans son domaine, elle ne peut pas se contenter d’un simple sujet, elle doit proposer du contenu de fond, se montrer originale et experte, avec des formats plus didactiques par exemple. » Souvent, c’est le client qui produit le contenu et l’agence qui apporte la touche finale.

Dans ce cadre, l’agence doit maitriser le processus mis en place en interne, « dans la production de contenu, c’est important de savoir ce qui est disponible chez l’annonceur. Chez Electrabel par exemple, il y a des ingénieurs, des bureaux d’études, des laboratoires, qui font de la recherche et du développement et nous pouvons avoir accès à cette information-là. Bien sûr, si nous travaillons pour une PME qui revend des produits, c’est plus difficile de faire un blog d’experts car personne dans la boite ne peut vraiment nous aider. »

Comment réaliser un contenu impactant

« Si nous suivons un peu sérieusement les préceptes stratégiques que nous mettons en place, nous ne pouvons pas être médiocre. C’est fondamental», nous dit encore Jérôme. En clair, si toutes les bases sont bien faites, l’agence doit être capable de justifier chaque pièce de contenu. Par exemple, « si nous produisons une vidéo ridicule de chats qui dansent, tant que nous savons que cette pièce de contenu sert à attirer cinq minutes de l’attention de quelqu’un avec un message subliminal et si derrière le chat qui danse il y a un contenu lié qui est prêt, du genre « comment nourrir son chat », pourquoi pas…. » Un contenu ne sera jamais mauvais, tant qu’il est justifié, c’est ce que nous affirme le Business Developer. « On produit du contenu médiocre quand on n’a pas de stratégie. Il ne faut jamais « combler » pour occuper le terrain. »

Pour produire du contenu, il faut une vision, savoir pourquoi et pour qui, tel contenu est produit et publié. À cela, Jérôme ajoute que «  la qualité d’un texte ou d’une image, d’une vidéo, pour nous, chez Newsmaster, c’est le minimum. On travaille avec une série de journalistes qui ont des accointances particulières avec des sujets, des thèmes spécifiques.  Nous ne recyclons pas nos copywriters. On ne leur demande d’écrire le matin sur les moteurs électriques et l’après-midi de faire un test de crème hydratante pour les mains. »